Mercredi 30 décembre 2009
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On
naviguait, hier matin, le long de la côte sud est de Nosy Komba. On voit un village assez important, sans commerce à touristes, une belle plage au milieu des rochers: on s'approche et on mouille.
On embarque aussitôt dans l'annexe, et la pirogue qui venait nous accueillir n'a pas le temps d'arriver. On se salue, je demande s'il est possible de manger au village à midi. Il retourne
prévenir et nous attend sur la plage. Mille habitants, cinq classes, deux cents enfants. On visite le chantier de construction de pirogues. Pas d'électricité, que des outils à main. Le fond est
creusé dans un tronc d'arbre. On s'arrête pour boire un verre de vin rouge à l'épicerie bar. Les gens vivent de pêche, cultivent un peu de manioc, une bananeraie, du poivre, élèvent quelques
poulets et canards. Une petite rivière descend de la montagne, il y a des robinets d'eau disséminés dans le village. On cuisine dehors, sous un arbre, sur un petit foyer au charbon de bois. Dans
les cases, on dort seulement. Le toit est en tôle, non isolée, il y fait trop chaud.
Une dame surnommée l'Égyptienne a cuisiné pour nous: du riz et du poisson avec une sauce au lait de coco et au
poivre vert: un délice. On nous a installé une table sous un arbre au ras de la plage, devant la case. On a envoyé quelqu'un nous chercher du vin à l'épicerie. Pour le dessert, une orange que
l'on nous a épluchée, et notre guide envoie un jeune nous cueillir une coco verte pour en boire l'eau. Un repas de roi! Mieux que sur les cartes postales. A la fin du repas, on demande pour
payer. L'Égyptienne nous dit de donner ce que l'on veut. Je refuse, elle doit faire un prix. Palabres avec le guide, elle décide cinq euros les deux repas. Assez pour faire manger sa famille
pendant une semaine, une » misère pour nous.
Par ty mor
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Publié dans : voyage
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